Plan contre les violences faites aux femmes [hr]

Le président de la République a décrété l’égalité entre les femmes et les hommes "grande cause du quinquennat", annonçant un éventail de mesures destinées à lutter contre les violences sexistes et sexuelles, à l’occasion de la journée internationale, le 25 novembre.

Les mesures nouvelles viseront trois objectifs principaux :

1/ l’éducation des enfants à l’école : Création d’un "module d’enseignement" consacré à la lutte contre le sexisme et le harcèlement "dans toutes les écoles" ; Crèches : Les professionnels de la petite enfance seront formés pour lutter contre les représentations sexistes dès le plus jeune âge ; Fonctionnaires : dès 2018, un grand plan de formation initiale et continue sera déployé dans le secteur public, avec une attention particulière portée sur la formation des cadres ;

2/ le renforcement de l’arsenal répressif : fixer l’âge du consentement minimum à un acte sexuel, inexistant en France à l’heure actuelle, à 15 ans ; allongement du délai de prescription des crimes sexuels sur les mineurs, qui pourraient déposer plainte jusqu’à 30 ans après leur majorité contre 20 ans actuellement ; création d’un délit d’outrage sexiste punissant le harcèlement de rue, "verbalisable immédiatement pour un montant dissuasif". Ce délit sera une des priorités de la future police de sécurité du quotidien ;

3/ et l’accompagnement des victimes : des unités spécialisées dans la prise en charge globale psychotraumatique des femmes victimes de violences seront crées dès 2018 dans les centres hospitaliers. Dix d’entre elles sont déjà prévues dans les "mois qui viennent" en France métropolitaine "à titre pilote" ; Les soins psychotraumatiques liées aux violences subies par les femmes "pourront être pris en charge par la sécurité sociale" ; la préservation des preuves dans les unités médico-judiciaire des hôpitaux sera par ailleurs rendue possible, même si la personne ne souhaite pas déposer plainte ; mise en place généralisée d’une cellule d’écoute dans les administrations pour le personnel victime de violence ou de harcèlement ; excision : engagement pour les femmes françaises qui subissent l’excision "de traquer partout ceux pratiquent cette barbarie" et appel à porter "une attention toute particulière pour les femmes migrantes qui fuient leur pays car elles cherchent aussi à fuir l’excision pour elles-mêmes et leurs petites filles" ; développement des arrêts de bus à la demande, déjà mis en place dans certaines communes.

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(photo : elysee.fr)

Un projet de loi contre "les violences sexuelles et sexistes" doit être débattu en 2018. Le chef de l’Etat a évoqué pour la lutte en faveur de l’égalité un budget de 420 millions en 2018.

Discours du président Macron à l’occasion de la Journée de lutte contre les violences faites aux femmes

Dernière modification : 09/01/2018

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